La relation entre consommation d’alcool et risque de pneumonie a été recherchée sur une période de 12 ans chez 22 485 hommes et 24 682 femmes âgés de 50-64 ans, en bonne santé. 1091 hommes et 944 femmes ont eu une hospitalisation pour pneumonie. Parmi les hommes, le risque de pneumonie a été augmenté chez les sujets abstinents et ceux qui ont consommé une grande quantité d’alcool hebdomadaire. L’HR ajusté pour 0.7-20, 21-34, 35-50 et >50 prises d’alcool par semaine a été respectivement de 1.49, 0.88, 0.87, 1.15 et 1.81 par rapport à 1-6 consommations par semaine. L’association entre forte consommation d’alcool et pneumonie a persisté après contrôle des maladies chroniques ultérieures. Parmi les femmes, l’HR pour 0.7-20, 21-35 et >35 consommations par semaine a été respectivement de 1.26, 1.01, 1.10 et 0.54. Pour une même quantité forte à modérée d’alcool hebdomadaire, la consommation peu fréquente d’alcool a conduit dans les 2 sexes, à un plus fort risque de pneumonie par rapport à la consommation régulière d’alcool. En conclusion, la consommation modérée d’alcool n’est pas associée à un risque augmenté d’hospitalisation pour pneumonie. Une forte consommation quotidienne d’alcool chez l’homme, et les consommations abusives dans les 2 sexes peuvent augmenter le risque de pneumonie.
Une analyse rétrospective de cohorte a été effectuée dans le but de clarifier si les bénéfices de la prise de Tiotropium se maintenaient quand le produit était utilisé en association avec des CI et des bêta2-LA. Un total de 1 857 patients a bénéficié d’une trithérapie avec CI- bêta2-LA et Tiotropium, et 996 ont été traité par CI et bêta2-LA. Le suivi moyen a été de 4.65 ans. Le HR ajusté sur la mortalité toutes causes dans le groupe avec Tiotropium vs sans Tiotropium a été de 0.65. Le HR ajusté sur les hospitalisations et la prise de corticoïdes oraux a été respectivement de 0.85 et 0.71. Cette étude suggère que l’addition de Tiotropium aux CI et bêta2-LA peut apporter un bénéfice en réduisant la mortalité toutes causes, les hospitalisations et la prise aiguë de corticoïdes oraux chez les patients BPCO. La trithérapie est largement utilisée dans la prise en charge en pratique quotidienne des BPCO avec des preuves scientifiques limitées. Cette étude renforce l’intérêt de l’indication d’une trithérapie dans les BPCO et fournit une base pour des études randomisées contre placebo ciblant spécifiquement ce domaine.
(Commentaire : pas de conflit d’intérêt comme les avocats quand ils défendent un client ?)
L’impact de la saison par rapport à d’autres déterminants de la fréquence des exacerbations de BPCO a été déterminé chez les patients avec un VEMS < 60% vr. Les exacerbations ont été définies par l’aggravation des symptômes nécessitant des corticoïdes systémiques et/ou antibiotiques (exacerbation modérée) ou une hospitalisation (exacerbation sévère). La saisonnalité a été calculée selon le pourcentage de patients souffrant d’exacerbation chaque mois. Les exacerbations dans les régions du Nord ou du Sud ont augmenté de presque du double au cours des mois d’hiver. Aucun signe de saisonnalité n’est apparu dans les tropiques. Globalement, 38% des exacerbations ont été traitées par antibiotiques seuls, 19% par corticoïdes systémiques seuls et 43% par les deux, tandis que 20% ont nécessité une hospitalisation quelle qu’ait été la saison. La fréquence des exacerbations a été associée à un plus vieil âge, un moindre IMC, un moindre VEMS% vr et des antécédents d’exacerbations antérieures. Les femmes et les patients souffrant initialement de dyspnée importante évaluée par l’échelle de dyspnée du MRC ont eu plus souvent d’exacerbations (RR hommes vs femmes : 0.7), RR en cas de score 3 du MRC vs score 1 et 2 combiné : 1.01. L’effet de la saison a été indépendant de ces facteurs de risque. En conclusion, les exacerbations de BPCO et les hospitalisations ont été plus fréquentes en hiver.
(Commentaire : vivement que la terre se réchauffe)
La faisabilité clinique et les résultats chirurgicaux des lymphadénectomies par médiastinoscopie vidéo-assistée dans le traitement des CBP résécables ont été évalués rétrospectivement sur une série de 108 actes de Juillet 2004 à Décembre 2009. 97 patients (89,8%) ont bénéficié d'une intervention séparée pour la résection du CBP et pour la lymphadénectomie systématique. Le temps opératoire moyen de la lymphadénectomie par médiastinoscopie vidéo-assistée (LMVA) a été de 39,8±12,3 minutes (entre 14 et 85 minutes), Le nombre moyen de ganglions réséqués a été de 16±7,7 (entre 3 et 37), Dans la LMVA, la fréquence de la dissection ganglionnaire des régions 4R, 4L et 7 ont été respectivement de 71,3%, 88% et 100%, tandis que ceux des localisations 2R et 2L ont été respectivement seulement de 22,2% et 17,6%. Il n'y a pas eu de mortalité opératoire. Il a été identifié 5 complications avec paralysie du nerf récurrent. En conclusion, la LMVA est une technique cliniquement faisable avec un taux de complications acceptable. Elle permet un staging plus fiable des ganglions médiastinaux pour les patients souffrant de CBP. Elle peut être également une excellente technique supplémentaire à utiliser pour la dissection ganglionnaire médiastinale complète avec une chirurgie de résection du CBP minimalement invasive, particulièrement en cas de lobectomie par chirurgie vidéo-assistée du coté gauche.
(Commentaire: on n’arrête pas l’inventivité et l’habileté des chirurgiens)